Publié le jeudi 5 février 2009

Réseau routier de Québec -
Des millions pour les infrastructures

05 02 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Québec accorde 369 millions de dollars pour les infrastructures routières de la région. La ministre des Transports, Julie Boulet, en a fait l'annonce jeudi matin. Selon Luc Bergeron du ministère des Transports, de nombreuses infrastructures ont atteint la fin de leur vie utile.

Pas moins de 138 chantiers routiers seront lancés dans la région. Le plus important chantier prévu est celui de la réfection de l'échangeur des autoroutes Charest et Robert-Bourassa : 27 millions de dollars y seront consacrés cette année. Il faudra quatre ans pour compléter ces travaux.

Les sommes allouées par Québec serviront aussi à l'ajout d'une voie sur la route 175 à Stoneham et à la réfection de l'autoroute Félix-Leclerc entre Pierre-Bertrand et d'Estimauville.

Ces investissements constituent une mesure pour stimuler l'économie. La ministre Boulet estime que 5000 emplois seront créés ou maintenus dans la région grâce à ces investissements.

Les investissements au Québec totalisent 3,7 milliards de dollars, soit 700 millions de plus que ce qui avait été annoncé dans le plan de crise du gouvernement Charest, le 14 janvier dernier.




Vague de froid en Floride

05 02 2009

( LCN ) - Avis aux voyageurs: la Floride est aux prises avec une vague de froid.

Le sud de l'État est touché par une importante baisse des températures depuis hier.

Un refroidissement éolien est prévu pour aujourd’hui et on attend un gel de nouveau pour vendredi dans certaines parties de l’État.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

05 02 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le jeudi 5 février 2009

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Vents du sud-ouest de 20 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 19. Refroidissement éolien de moins 28 au cours de la nuit.

Vendredi:

Alternance de soleil et de nuages. 30 pour cent de probabilité d'averses de neige en après-midi. Vents devenant d'ouest à 20 km/h le matin. Maximum moins 11.

Vendredi soir et nuit:

Nuageux avec 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 13.

Samedi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum zéro.

Dimanche:

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Venteux. Minimum plus 1. Maximum plus 1.

Lundi:

Ensoleillé. Minimum moins 15. Maximum moins 7.




Ottawa, cancre de l'environnement

05 02 2009

( Malorie Beauchemin - La Presse ) - (Ottawa) - Programmes inefficaces, manque de vérification et d'évaluation des mesures et règlements, analyses «boiteuses», hypothèses «erronées», le gouvernement du Canada échoue le test de la réduction de la pollution de l'air, selon le commissaire à l'environnement, Scott Vaughan.

Dans son rapport, présenté conjointement à celui de la vérificatrice générale, jeudi, à la Chambre des communes, M. Vaughan estime qu'Ottawa accuse d'importantes lacunes dans sa gestion des émissions atmosphériques.

«Pour qu'ils soient crédibles aux yeux des Canadiens et du reste du monde, les programmes du gouvernement en matière de réduction de la pollution de l'air doivent permettre d'obtenir des résultats mesurables, a souligné le commissaire à l'environnement en conférence de presse. À cet égard, la plupart de nos constatations ont été décevantes.»

En effet, impossible de vérifier si la plupart des programmes de réduction des émissions atmosphériques donnent les résultats escomptés.

À titre d'exemple, Ottawa a fait adopté des règlements sur le benzène dans l'essence et le souffre dans le carburant diesel, mais n'a pas vérifié s'ils ont bel et bien été mis en oeuvre.

«Environnement Canada n'a pas évalué si son approche pour faire appliquer la loi était suffisante», constate M. Vaughan dans son rapport.

Quant au plan de prévention de la pollution à l'égard de l'acrylonitrile (substance toxique utilisée dans la fabrication de caoutchouc synthétique), «aucune évaluation finale indépendants des résultats obtenus n'a été effectuée», explique le commissaire à l'environnement.

Pire, certains programmes sont jugés tout simplement inefficaces. C'est le cas notamment du crédit d'impôt pour le transport en commun, annoncé en grande pompe dans le budget du ministre des Finances conservateur, Jim Flaherty, en 2006, pour désengorger les voies de circulation dans les grands centres urbains.

«D'après les estimations d'Environnement Canada, le crédit d'impôt pour le transport en commun n'entraînera que des réductions négligeables des émissions de gaz à effet de serre», écrit M. Vaughan, ajoutant que l'incidence environnementale s'était appuyée sur une «analyse superficielle». Or, le coût de cette mesure, comme manque à gagner en recettes fiscales pour Ottawa, s'élève à 635 millions de dollars pour les exercices 2006-2007 à 2008-2009.

Le Fonds de fiducie pour la qualité de l'air et les changements climatiques, partie intégrante du plan canadien de réduction de la pollution atmosphérique, datant de 2007, est aussi rempli de lacunes, juge le commissaire à l'environnement.

«Les estimations des réductions des gaz à effet de serre effectuées dans le cadre du fonds de fiducie sont déficientes et invérifiables», note-t-il.

Le gouvernement n'a selon lui pas les moyens de surveiller ou vérifier les résultats obtenus. Pire, un chapitre du rapport de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, sur les paiements de transferts fédéraux, confirme que les provinces et territoires n'ont ni l'obligation de dépenser l'argent du fonds de fiducie aux fins annoncées par le gouvernement fédéral, ni l'obligation de rendre compte à Ottawa de ce qui a été réalisé avec ces sommes.

«Le problème avec les fonds de fiducie, c'est que le gouvernement y a inscrit des objectifs de résultats, mais sans aucun moyen de savoir vraiment si ces résultats ont été atteints», a dit Mme Fraser en conférence de presse.

Le commissaire à l'environnement recommande au gouvernement d'instaurer des mesures de contrôle, de vérification et d'évaluation des lois, règlements, et autres mesures visant à réduire la pollution atmosphérique, afin de pouvoir suivre les progrès accomplis. Environnement Canada, dans sa réplique au commissaire, à approuver les diverses recommandations et souligne qu'une stratégie de conformité, promise pour mars 2009, devrait définir des indicateurs de rendement et d'application de la loi.

Relevant du Bureau du vérificateur général du Canada, le commissaire à l'environnement présente trois rapports par année sur les progrès réalisés et le respect des engagements du gouvernement fédéral en matière de développement durable. Il s'agit du premier rapport produit par Scott Vaughan, nommé en poste en mai 2008.




Le fédéral transfère des milliards $ aux provinces sans faire de suivi

05 02 2009

( La Presse Canadienne - OTTAWA )- Le gouvernement fédéral transfère des milliards de dollars aux provinces et territoires pour divers programmes, mais n'a aucun moyen de savoir si l'argent est véritablement utilisé aux fins prévues, souligne la vérificatrice générale Sheila Fraser, dans son plus récent rapport au Parlement.

Ottawa a pris l'habitude de créer des fiducies pour financer des programmes particuliers, dans le domaine de l'environnement ou du logement social, par exemple. Le hic, c'est que lorsqu'une province a reçu les sommes promises, elle peut les dépenser comme bon lui semble, sans rendre de comptes.

Les grands principes dévoilés au moment de la création des programmes ne sont pas détaillés dans les accords signés entre le fédéral et ses partenaires et n'ont donc aucun poids légal.

Ottawa ne peut donc qu'espérer que les gouvernements provinciaux tiennent parole et rendent des comptes aux contribuables, fait valoir Mme Fraser.

Depuis dix ans, quelque 27 milliards $ ont été remis à de telles fiducies.




Deux bars gay de Québec fermés par la police

05 02 2009

( Touristiquement Gay - Paris ) - Les policiers sont intervenus tôt ce matin pour procéder à la fermeture de deux bars gays de la ville de Québec. Les enquêteurs sont venus à la conclusion que les établissements visés étaient un lieu de trafic de stupéfiants.

Les établissements ciblés par la police sont le Bar 321 situé sur la rue de la Couronne ainsi que le bar 889 sur Sainte-Geneviève.

Le bar 889 est un bar strictement homosexuel. Quant au bar 321, il était connu comme étant gay friendly, surtout à l'époque où en face il y a avait un bar de danseurs nus pour hommes.

Les deux bars gays ont eu une interdiction d'accueillir leur clientèle durant les 60 prochaines journées ainsi qu'une suspension de leur permis d'alcool.

Aucune arrestation n'a été annoncée pour le moment.




Québec : Deux bars gay de Québec fermés par la police

05 02 2009

( Touristiquement Gay - Paris ) - Les policiers sont intervenus tôt ce matin pour procéder à la fermeture de deux bars gays de la ville de Québec. Les enquêteurs sont venus à la conclusion que les établissements visés étaient un lieu de trafic de stupéfiants.

Les établissements ciblés par la police sont le Bar 321 situé sur la rue de la Couronne ainsi que le bar 889 sur Sainte-Geneviève.

Le bar 889 est un bar strictement homosexuel. Quant au bar 321, il était connu comme étant gay friendly, surtout à l'époque où en face il y a avait un bar de danseurs nus pour hommes.

Les deux bars gays ont eu une interdiction d'accueillir leur clientèle durant les 60 prochaines journées ainsi qu'une suspension de leur permis d'alcool.

Aucune arrestation n'a été annoncée pour le moment.




Pornographie juvénile en Ontario -
Coup de filet monstre

05 02 2009

( Radio-Canada.ca ) - ONTARIO (RC) - La Police provinciale de l'Ontario dit avoir secouru deux enfants victimes de pornographie juvénile dans le cadre d'une enquête qui a mené à 31 arrestations, mercredi, dans plusieurs villes de l'Ontario.

Au total, 93 accusations ont été portées, dont celles d'agression sexuelle, de distribution et de fabrication de matériel pornographique juvénile. Les 31 accusés proviennent des quatre coins de la province, notamment de Thunder Bay, de Kingston, de Niagara et d'Ottawa. À ce stade de l'enquête, les policiers ne croient pas que les accusés formaient un réseau. Les arrestations ont donc été effectuées sur une base individuelle.

Dix-huit corps policiers municipaux ont collaboré avec la PPO.

Lors d'une conférence de presse pour donner des détails sur le coup de filet, l'inspecteur-détective Andy Stewart a décrit la difficulté pour les agents d'enquêter sur les affaires de pornographie juvénile.

La PPO mentionne que l'opération a permis d'identifier deux présumées victimes: un jeune garçon de 4 ans et une fille de 12 ans. Les policiers demeurent discrets à ce sujet, puisque l'enquête se poursuit, mais ils précisent que, dans ce cas, les enfants pourraient être apparentés à certains accusés.

Les efforts concertés pour lutter contre la pornographie juvénile en Ontario datent de 2006. De tels coups de filet ont eu lieu dans le passé, mais le commissaire de la PPO Julian Fantino admet que, malgré leurs efforts, les policiers ne s'attaquent qu'à la pointe de l'iceberg et qu'ils doivent constamment s'adapter à l'apparition de nouvelles technologies.




Jonathan Roy : Procès en juillet

05 02 2009

( Radio-Canada.ca ) - SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN (RC) - Le fils de Patrick Roy, le gardien de but des Remparts de Québec, Jonathan Roy, subira finalement un procès avec témoins au palais de justice de Chicoutimi. Le procès se tiendra les 13 et 14 juillet prochain.

Par la voix de son nouvel avocat, le gardien de but a maintenu jeudi son plaidoyer de non-culpabilité à l'accusation de voies de fait simple qui pèse contre lui. Jonathan Roy est accusé de s'être attaqué au gardien de but des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau, sur la glace du Centre George-Vézina, à Saguenay, le 22 mars 2008.

Jonathan Roy, qui n'était pas présent en cour jeudi matin, avait plaidé non coupable le 16 septembre dernier à l'accusation de voies de fait. La Couronne ayant cependant communiqué à la défense de nouveaux éléments de preuve, le plaidoyer de culpabilité aurait pu être revu.

S'il est reconnu coupable, Jonathan Roy pourrait écoper de six mois d'emprisonnement.

Une enquête de la Ligue de hockey junior majeur

Par ailleurs, Jonathan Roy serait soupçonné d'avoir détruit une toilette et une chaise le 25 janvier dernier au Nouveau-Brunswick, lors d'un match opposant les Remparts aux Sea Dogs de Saint-Jean.

Ce soir-là, le gardien de but aurait laissé passé deux buts en trois lancers, en seulement quatre minutes de jeu, ce qui aurait obligé son entraîneur et père à le remplacer. Jonathan Roy se serait alors réfugié dans les vestiaires jusqu'à la seconde période.

Après avoir retrouvé la toilette cassée en deux et la chaise complètement brisée, les Sea Dogs ont décidé de porter plainte à la Ligue de hockey junior majeur, qui enquêterait sur l'incident.




Marois et Duceppe envoient une plainte officielle à la France

05 02 2009

( Karim Benessaieh - La Presse ) - Pour la première fois de leur histoire, le Parti québécois et le Bloc québécois ont adressé une plainte officielle à un chef d'État, en l'occurrence le président français Nicolas Sarkozy qui a accusé le mouvement souverainiste de «sectarisme».

Une lettre de quatre pages cosignée par les deux chefs de parti a été envoyée hier à l'ambassade de France à Ottawa. «Jamais un chef d'État étranger n'a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se sont prononcés pour la souveraineté, peut-on lire. Aucun n'a utilisé envers le mouvement indépendantiste les épithètes pour tout dire méprisantes que vous employez.»

«M. Sarkozy devrait élargir le cercle de personnes qui l'informent sur le Québec, a déclaré la chef du PQ, Pauline Marois, en point de presse ce matin à Montréal. Ce qui fait mal, c'est que ce sont des propos contraires à la vérité.»

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, juge les déclarations de M. Sarkozy «inacceptables» et «inadmissibles». Outre les protestations, la lettre envoyée se veut une explication de ce qu'est le mouvement souverainistes, a-t-il précisé.

Présente à ce point de presse, la député péquiste Louise Beaudoin affirme que le PQ et le Bloc n'ont jamais recouru à cette arme diplomatique pour se plaindre d'un chef d'État. «Il y a eu une lettre de M. Landry peu avant le referendum de 1995 au secrétaire d'État américain, mais c'était pour lui demander de rester neutre, ce n'était pas de ce style-là.»




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

05 02 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 11h00 HNE jeudi 5 février 2009

Condition:

Ensoleillé

Température:

-14,6°C

Pression / Tendance:

102,3 kPa / à la hausse

Visibilité:

48 km

Humidité:

50%

Refr. éolien:

-22

Point de rosée:

-22,7°C

Vent:

OSO 13 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le jeudi 5 février 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Maximum moins 11.

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Minimum moins 19.

Vendredi:

Alternance de soleil et de nuages. Maximum moins 12.

Samedi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 14. Maximum moins 1.

Dimanche:

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Venteux. Minimum moins 1. Maximum plus 1.

Lundi:

Ensoleillé. Minimum moins 15. Maximum moins 7.




Un soudeur déclenche un incendie dans Limoilou

05 02 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - En ce jeudi matin très froid, une cinquantaine de pompiers de la ville de Québec luttent présentement pour éteindre un incendie qui a fortement endommagé un édifice à logements de la 2e Rue, dans le quartier Limoilou.

Selon Daniel Wagner, chef aux opérations chez les pompiers de Québec, les services d'urgence ont un reçu un appel pour se rendre au 314, 2e Rue, peu après 8 h. À leur arrivée, de la fumée et des flammes étaient visibles dans le mur de l'édifice à logements, sur son côté est.

«Le feu s'est rapidement propagé au 3e étage, dans la structure et dans le toit», indique M. Wagner.

Selon lui, c'est un employé qui faisait des travaux de soudure sur le toit de l'édifice voisin, le Garage Charles Trudel, qui aurait mis le feu par inadvertance dans le mur de l'édifice à logements. Cet employé travaille pour la compagnie revêtements Pro-Toit, dont les bureaux se situent sur la 3e Rue.

«Le gars (le soudeur) est venu nous voir tout de suite après le début de l'incendie pour savoir si on avait un tuyau d'arrosage pour éteindre le feu, explique Denis Gravel, aide-mécanicien au Garage Charles Trudel. Il se sentait très mal de ce qui venait de se produire, car il pleurait.»

Selon M. Wagner, aucun pompier ou résidant n'a subi de blessure à la suite de cet incendie. Aux premiers instants du feu, de nombreux clients d'Hydro-Québec du sud du quartier Limoilou ont perdu l'électricité, car les pompiers ont demandé à la société d'État de couper le courant dans le secteur, comme c'est le cas chaque fois qu'il y a un incendie. Mais depuis, Hydro-Québec a pu rebrancher la majorité des citoyens qui ne se trouvent pas dans l'environnement immédiat de l'incendie.




Edifice à logements en flammes -
Violent incendie dans Limoilou

05 02 2009

( Sylvain Trépanier - Le Journal de Québec ) - Un violent incendie qui a nécessité une quatrième alarme a lourdement endommagé un édifice à logements de la 2e Rue, dans le quartier Limoilou ce matin.

Selon les premières constatations, des travaux de réfection de la toiture d’un édifice voisin pourraient être à l’origine de ce sinistre qui s’est déclaré un peu après 8h.

Personne n’a été blessé.




Coupable de séquestration -
Mark Lafleur : 15 mois dans la collectivité

05 02 2009

( LCN ) - La sentence de Mark Lafleur, fils du célèbre joueur de hockey Guy Lafleur, est finalement tombée au palais de justice de Montréal.

Mark Lafleur, 23 ans, qui a plaidé coupable à 14 chefs d'accusation, dont menace de mort, séquestration et voies de fait à l'endroit de son ex-amie de coeur écope de 15 mois dans la collectivité avec trois ans de probation.

Le juge a basé sa décision sur le fait que l’accusé était jeune et qu'au cours des derniers mois la situation avait évolué. Dans cette affaire, la Couronne réclamait cinq ans et demi de détention alors que la défense demandait une peine avec sursis.




Le sirop d'érable à 10 $ la boîte

05 02 2009

( Annie Morin - Le Soleil ) - (Québec) - Ça y est. La bonne vieille boîte de sirop d'érable en métal a franchi la barre psychologique des 10 $ dans certains supermarchés.

Une petite tournée des marchés d'alimentation de la région de Québec a permis de constater que la boîte de conserve ornée de la feuille d'érable se transige à 10,89 $ chez Metro et à 10,79 $ chez IGA. Provigo se garde une petite gêne et la détaille à 9,49 $. Dans les établissements indépendants, les prix sont plus variables. La Bonne Franquette, à Saint-Nicolas, l'offre même au prix «d'antan» de 7,99 $.

De mémoire d'homme, le sirop ne s'est jamais vendu aussi cher en magasin. La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) tient un registre du prix au détail depuis trois ans à peine, mais les initiés consultés par Le Soleil sont unanimes à dire qu'il n'a jamais dépassé les 10 $ pour le format de 540 ml, le plus apprécié des Québécois. Ces dernières années, il fallait plutôt débourser entre 5 et 7 $.

La matière première et le labeur du producteur représentent un peu plus de la moitié du prix d'une conserve de sirop d'érable. L'autre moitié sert à payer le contenant, le transport et tous les intermédiaires, du transformateur au détaillant.

Saison décevante

La saison 2008 a été très décevante pour les producteurs acéricoles québécois. L'importante cou­che de neige a retardé le dégel des érables. Quand ils se sont mis à couler, il faisait déjà trop chaud. Environ 58,7 millions de livres de sirop ont été recueillies, selon les estimations du Groupe Agéco. C'est de loin la pire des cinq dernières récoltes, avec une baisse de 20 % par rapport à la moyenne.

Et impossible de piger dans les réserves pour combler une demande en constante progression : elles sont complètement à sec. Pour s'approvisionner, les transformateurs ont donc dû payer tout au long de l'année des primes qui doublaient pratiquement le prix plancher fixé par la convention de mise en marché. Le sirop de 2009 est lui aussi primé avant même d'être bouilli, bien que son prix plancher soit déjà en hausse de 22 %, à 2,71 $ la livre.

Anne-Marie Granger-Godbout, directrice générale de la Fédération, estime que les prix au détail actuels reflètent non seulement l'épuisement des inventaires, mais les craintes des acheteurs pour la prochaine saison. «Les gens se demandent si ça va couler. Ce qu'on peut leur dire, c'est que tout est en place pour une bonne récolte», dit-elle en priant pour que la météo soit favorable.

En deux ans, la capacité totale des érablières québécoises a été bonifiée de 50 %. Pour 2009, ce sont 3,5 millions d'entailles qui viennent s'ajouter dans le but de produire 11,9 millions de livres de sirop supplémentaires. Cela por­te à près de 100 millions de livres la production potentielle. C'est à peu près l'équivalent des ventes records enregistrées en 2007, qui avaient permis de générer 190 millions $.

«Du point de vue des probabilités, l'année 2009 ne peut qu'être bonne», puisque cela fait deux ans que le printemps nous joue des tours, concluait cette semaine Serge Beaulieu, le président de la FPAQ.

Sucre de luxe

Jean-François Doyon, propriétaire des sucreries Beaurivage, à Saint-Sylvestre, vend son sirop d'érable à plusieurs supermarchés de la région de Québec.

Il craint qu'avec des prix aussi élevés que 10 $ les 540 ml, les consommateurs récemment convertis au précieux liquide ne se tournent vers des sucres moins chers. Déjà qu'en période de ralentissement économique, la tendance est à remplacer les produits haut de gamme par des substituts. «Même nous autres, on est des producteurs et on fait attention à notre consommation», dit-il.

M. Doyon affirme avoir déjà perdu des entreprises clientes, fatiguées de voir les prix du sirop fluctuer au gré des récoltes. «Ça va me prendre cinq ans avant de regagner ces marchés-là», soupire-t-il.

Anne-Marie Granger-Godbout ne nie pas que les ventes ont reculé aux États-Unis et en Europe, mais se console en voyant que des marchés porteurs com­me le Japon se sont maintenus. «C'est sûr qu'on ne peut pas exporter ce qu'on n'a pas. Les gens ont privilégié leurs clients au lieu d'en chercher de nouveaux», résume-t-elle.




Les saisies de maisons en hausse de 35 % en janvier

05 02 2009

( Pierre Couture - Le Soleil ) - (Québec) - Les propriétaires de maisons pris à la gorge se multiplient au Québec. En janvier, les reprises de finance pour cause de non-paiement hypothécaire ont augmenté de 35 %.

«La situation est loin de s'améliorer», note Daniel Langlois, de GDL Crédit Ressources, qui compile ce type de données chaque mois à partir des 73 bureaux de la publicité des droits du Québec.

Ainsi, en janvier, 252 ménages québécois ont été contraints de remettre les clés de leur résidence à leurs créanciers en raison d'une incapacité de rembourser leur prêt hypothécaire. En janvier 2008, 187 propriétaires avaient dû vivre la même situation.

L'an dernier, les saisies immobilières ont progressé de 39 % au Québec, alors que 2354 Québécois ont perdu leur maison.

Selon M. Langlois, il ne fait pas de doute que l'endettement des ménages a atteint un niveau inquiétant, notamment dans la région de Montréal, où le montant moyen des prêts hypothécaires des maisons saisies avoisine les 250 000 $. «On constate que les banlieues de la métropole semblent les plus affectées par le ralentissement de l'économie», fait-il remarquer.

Ainsi, le nombre de reprises de maisons a été plus important dans les villes de Laval, de Saint-Jérôme, de Longueuil et de Montréal, notamment, au cours des derniers mois.

Les résultats fournis par GDL démontrent que 111 clients de grandes banques canadiennes ont été contraints d'abandonner leur maison le mois dernier. Durant ce même mois, 63 ménages québécois faisant affaire avec Desjardins ont connu le même sort.

Il faut dire que les saisies de maisons pourraient augmenter au cours des prochains mois au Québec en raison de la forte progression des avis d'exercice formulés ces derniers mois.

En décembre, par exemple, le nombre d'avis de 60 jours envoyés par les prêteurs aux propriétaires de maison en défaut de paiement a bondi de 30 % pour atteindre 705. En janvier, 741 ménages étaient en défaut de paiement de leur hypothèque.

Pas dramatique

Au Mouvement Desjardins, le plus gros prêteur hypothécaire au Québec, les chiffres ne surprennent pas. «On constate depuis quelques mois un virage, mais ce n'est rien de dramatique comme aux États-Unis», signale l'économiste Hélène Bégin.

Historiquement, le nombre de ménages au Canada en défaut de paiement ne dépasse guère le taux de 0,3 %, soit un ratio très bas, rappelle l'économiste de Desjardins. Au Québec, on compte près de 4 millions de propriétaires de maisons.

Aux États-Unis, selon la firme RealtyTrac, un ménage sur 54 a fait l'objet l'an dernier de procédures judiciaires pour défaut de paiements hypothécaires, soit un taux de 1,8 %

D'ailleurs, avec le ralentissement économique et le resserrement du crédit, plusieurs économistes prévoient que le prix des maisons risque de baisser en 2009 au Québec.

Chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, l'économiste Sébastien Lavoie s'attend à voir le prix des maisons baisser de 5 % au cours des deux prochaines années.

Chez Desjardins, Mme Bégin s'attend à des prix stables cette année. L'économiste n'écarte pas toutefois une baisse possible de 5 % de la valeur des maisons si la situation économique venait à se détériorer en cours d'année.




Déneigement: Québec s'apprêtait à diminuer les contrôles

05 02 2009

( Denis Lessard - La Presse ) - (Québec) - Au moment où trois personnes sont mortes mardi sous les roues de camions de déneigement à Montréal et où un accident grave a laissé une jeune conductrice dans un état critique hier à Lévis, Transports Québec s'apprêtait jusqu'à tout dernièrement à diminuer les contrôles sur ces chauffeurs et leurs employeurs.

Dans une directive très détaillée, rédigée par des fonctionnaires et les avocats du ministère des Transports et de Contrôle routier Québec, on prévoyait retirer aux 325 contrôleurs routiers du Québec le pouvoir de faire des vérifications en interceptant les véhicules affectés au déglaçage ou au transport de la neige. Ces contrôles, expliquait-on «peuvent compromettre à l'occasion l'efficacité des opérations de déneigement» qui doivent «s'effectuer le plus rapidement possible pour assurer la sécurité du public».

«C'est l'équivalent d'un congé de devoirs et de leçons pour les compagnies», a confié un représentant de l'industrie après avoir pris connaissance du «projet» de directive, un texte de trois pages que La Presse a obtenu.

«Les contrôleurs routiers ne pourraient être en accord avec ces orientations, cela équivaudrait à nous enlever les pouvoirs d'intervention sur les véhicules de déneigement», proteste de son côté Yves Beaudoin, le président de la Fraternité des constables en contrôle routier. Il déplore vivement que ses membres ne soient jamais consultés dans ces changements de cap. «Ces pouvoirs d'intervention des contrôleurs sont nécessaires à la sécurité routière» insiste-t-il.

Au cabinet de la ministre Julie Boulet, on a vite envoyé la balle dans le camp des fonctionnaires: «Cette directive ne sera pas signée par le sous-ministre, c'est mort-né», a dit le porte-parole Terry McKinnon, qui a soutenu que cette décision n'était pas liée aux trois morts survenus mardi à Montréal.

Le document juridique, clairement peaufiné, prévoyait déjà l'espace pour les signatures du vice-président au contrôle routier, Yves Charrette, et du nouveau sous-ministre adjoint aux Transports, Jean-Pierre Bastien. Une fois signée, la directive aurait empêché les opérations de ratissage et d'interception des contrôleurs pour le déneigement.

Ces interventions, surnommées «Boule de neige», se font notamment dans la région métropolitaine, où l'on inspecte directement les heures de conduite des chauffeurs après les tempêtes de neige. Sur son site internet, la SAAQ souligne que ces opérations ont un effet important sur la sécurité routière.

«Je n'ai jamais vu ce texte, je comprends que nos fonctionnaires ont travaillé sans que je sois informé... À l'origine, il s'agissait de régler un problème précis en Abitibi» s'est défendu hier Yves Charrette, vice-président de la SAAQ et patron des contrôleurs routiers. Avant même cette entrevue à La Presse, M. Charrette avait fait organiser, pour aujourd'hui, une conférence téléphonique avec l'ensemble de l'industrie du camionnage sur le problème du déneigement.

Rapidité

Parmi les «attendus», on souligne que les opérations de déneigement «doivent s'effectuer le plus rapidement possible pour assurer la sécurité du public» et que «les opérations de contrôle routier peuvent compromettre à l'occasion l'efficacité des opérations de déneigement».

L'entente prévoyait d'abord que les camions qui participent au déneigement n'avaient pas à passer aux postes de pesées et de contrôle routiers.

Surtout, le texte prévoit que les contrôleurs routiers ne doivent pas «intervenir auprès des véhicules affectés au déneigement lorsqu'ils sont en opération, à moins de constater ou suspecter un manquement aux lois et règlements pouvant affecter la sécurité». Concrètement, un contrôleur n'aurait pu à l'avenir intercepter un chauffeur et vérifier ses «ti-ckets», les coupons amassés pour ses voyages, une façon efficace de vérifier ses heures de travail.

Pour les longs transports (plus de 150 km), les conducteurs doivent tenir un carnet de route qui recense leurs heures de travail, mais qui, confie-t-on dans l'industrie, est souvent manipulé. Pour ceux qui parcourent de courtes distances - comme lors du déneigement - le carnet de route n'est pas obligatoire, et il devient important de pouvoir les contrôler quand ils sont au volant.

Un chauffeur ne doit pas conduire plus de 13 heures en 24 heures, et pas plus de 70 heures en une semaine, des balises fréquemment dépassées dans une industrie où le contexte économique est difficile. Des 30 000 constats d'infraction délivrés par les contrôleurs routiers en 2008, 2400 venaient de ces dépassements d'horaire, a indiqué la SAAQ hier.

Dans l'accident qui a eu lieu hier à Lévis, le jeune chauffeur en était à 12 heures de travail consécutives. Sous le couvert de l'anonymat, un contrôleur a confié hier qu'il n'est pas rare de voir sur le tableau de bord des camions une bouteille des comprimés que prend le chauffeur pour rester éveillé.

Pour les vétérans du contrôle routier, la note de service a suscité des souvenirs bien amers. Dans les années 90, une directive similaire avait interdit aux contrôleurs d'arrêter un autocar nolisé quand il roulait - on prétextait ne pas vouloir causer d'inconvénients aux passagers.

Quelques années plus tard, dans son enquête publique sur l'accident d'autocar qui avait fait 44 morts aux Éboulements en 1997, le coroner Luc Malouin avait relevé que cette directive avait malheureusement contribué à ce que le transport par autocar soit moins rigoureusement surveillé, avec des risques prévisibles pour la sécurité.




Pornographie infantile: la police manque de moyens

05 02 2009

( La Presse Canadienne - Toronto ) - La police estime que des dizaines de milliers de Canadiens échangent ou vendent de la pornographie infantile mais déplore qu'elle ne dispose pas de ressources suffisantes pour les arrêter tous.

La formation d'unités spécialisées dans ce domaine permet de porter davantage d'accusations. Toutefois, des dizaines de milliers de suspects échappent à la justice.Paul Gillespie, un ancien responsable d'une unité oeuvrant dans le domaine de l'exploitation sexuelle des enfants à Toronto, affirme que les statistiques sont préoccupantes. Il souligne que 65 000 Canadiens utilisent de la pornographie infantile et que près de 40 pour cent d'entre eux abusent sexuellement d'enfants. Il ajoute que la plupart des gens ne veulent cependant pas en entendre parler.

La police provinciale de l'Ontario croit pour sa part que le nombre de 65 000 est peu élevé par rapport à la réalité, soulignant que 40 000 ordinateurs sont utilisés pour l'échange d'images dans la province seulement.

La GRC admet de son côté qu'elle a le potentiel d'arrêter plus de suspects mais que ses ressources sont insuffisantes pour mener toutes les enquêtes et permettre de porter des accusations envers tous les coupables.




Dici deux ans -
La vie de Boule Noire portée au grand écran

05 02 2009

( Dany Bouchard - Le Journal de Québec ) - La vie de Boule Noire, décédé en juin 2007, a inspiré le scénario d’un film qui pourrait voir le jour sur les écrans de cinéma d’ici deux ans.

Le projet est piloté par le producteur Martin Paul-Hus, d’Amérique Film (producteur de Restless, sorti en 2007).

«Boule Noire a touché les gens et il les touche encore, plaide M. Paul-Hus pour expliquer sa démarche artistique, entreprise il y a maintenant un an. On a tous eu du plaisir à écouter sa musique. En plus, c’était un Noir et un Canadien-Français, ce qui n’est pas banal», ajoute-t-il.

Déjà, Téléfilm Canada a consenti une enveloppe pour que soit écrite une première version du scénario.

Cette dernière a été rédigée par les scénaristes Chloé Tessier et Yves Ban­chungphanith.

«On pourrait faire une biographie, mais on préfère faire quelque chose sur la façon dont Boule Noire a impressionné les gens.

«Le film serait une façon de visiter sa musique et certaines parties de sa vie», précise-t-il.

Consentement des proches

À ce stade-ci, le producteur souhaite obtenir une nouvelle aide financière de Téléfilm Canada pour écrire une seconde version du scénario.

«Le tournage aurait lieu au printemps 2010, et le film pourrait être en salles en 2011», précise M. Paul-Hus.

Selon lui, le long-métrage pourrait bénéficier d’un budget important, oscillant entre 2 et 3 M $.

Avant de pousser le projet encore plus loin, Martin Paul-Hus espère obtenir le consentement des proches de Boule Noire.

«C’est important pour nous que Mme (Lorraine) Cordeau et son fils soient contents, que le film ne les heurte pas, ne les blesse pas», confie-t-il en disant être en négociation avec eux.

«Pour l’instant, ils ont semblé curieux», glisse-t-il.

Aimes-tu la vie ?

Boule Noire, de son vrai nom George Thurston, est décédé le 18 juin 2007 à l’âge de 55 ans des suites d’un cancer.

Élevé dans un orphelinat, puis amené d’un centre d’accueil à l’autre, il a grandi à Saint-Jérôme dans les Laurentides.

Adulte, il fonda son premier groupe, Les Zinconnus.

Il a adopté son nom de Boule Noire en 1975, un an avant de lancer son premier album, Aimes-tu la vie ?. Très grand succès de l’épo­que, Aimes-tu la vie ? a permis à son interprète de surfer sur la popularité du disco.

En 1979, son album Aimer d'amour a été certifié double disque d'or, pour plus de 100 000 exemplaires vendus.

Georges Thurston a ensuite fait paraître les albums Première, Primitif, Reggae, Le Tour des îles, Résolution, Soul Pleureur, Let it be, Réunion et Last call, dernier rappel, son tout dernier, sorti en 2006.




Trafic de stupéfiants -
Deux bars de Québec fermés

05 02 2009

( Cédric Bélanger - Le Journal de Québec ) - Les policiers de Québec procèdent à la fermeture de deux bars de Québec, ce matin.

Visés par des enquêtes concernant du trafic de stupéfiants, les bars 321 et 889, situés sur les rues de la Couronne et Sainte-Geneviève, ne pourront accueillir de clients pour les soixante prochains jours, conséquence d'une suspension de permis ordonnée par la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec.

La sanction initiale était de quatre-vingt-dix-jours, mais la décision a été modifiée en appel.




Le Journal à Vancouver -
Météo acrobatique!

05 02 2009

( Alain Bergeron - Le Journal de Québec ) - Le Québec peut se consoler, Dame Nature inquiète aussi Vancouver avec ses nombreux caprices. Le comité organisateur des Jeux olympiques a beau fignoler tous les détails en vue des épreuves de ski acrobatique, il n’est pas maître de l’humeur qu’aura Cypress Mountain en février 2010.

Les spécialistes des bosses et des sauts s’arrêtent à l’endroit le plus incertain du circuit de la Coupe du monde, en fin de semaine. Le soleil de printemps comme celui qui réchauffait la ville, mercredi, modifie parfois son identité dès qu’on atteint ce site olympique, à 930 mètres d’altitude. Quand ce n’est pas la neige lourde et gonflée d’eau qui tombe, c’est carrément la pluie ou, pire encore pour empêcher le travail des juges, le brouillard.

«Si les Jeux olympiques avaient eu lieu aujourd’hui, ça aurait été parfait, mais on ne sait jamais. On ne peut pas dire que c’est le site idéal», nous disait Pierre-Alexandre Rousseau, mercredi, lui qui avait pris congé d’entraînement pour soigner des crampes musculaires.

De la glace à la slush

Aménagé au coût de 16,7 millions, le site de Cypress Mountain présentera les trois disciplines de ski acrobatique (bosses, sauts et ski cross) et celles du surf des neiges (snowboard cross, slalom géant en parallèle et demi-lune) lors de la grand-messe olympique. Du centre-ville de Vancouver, il faut compter une trentaine de minutes pour monter là-haut, par une route sinueuse qui nous offre à divers endroits une vue spectaculaire sur la ville et son port.

La neige abondante contraste drôlement avec le gazon vert de Stanley Park. La qualité du terrain de jeu impose aussi son lot de difficultés aux skieurs.

«On ne peut pas qualifier le parcours de difficile parce que la pente est constante. Ce qui le rend difficile, par contre, c’est la condition de la neige. On peut skier sur de la glace une journée, puis dans la «slush» le lendemain. On ne sait jamais dans quelles conditions on va skier, alors ça nous oblige à modifier nos statégies de course», affirme le Québécois Vincent Marquis, troisième au classement général.

Du déjà-vu

Entre la première épreuve de la saison, à la mi-décembre, et celle de Mont-Gabriel, il y a deux semaines, l’équipe canadienne de ski acrobatique avait organisé un camp d’entraînement à Cypress Mountain, début janvier. Si le but souhaité consistait à imposer toutes les conditions imaginables à ses skieurs, l’objectif a été atteint. «On a tout eu!», rapporte Marquis.

On peut craindre le pire pour février 2010. On l’a vu pas plus tard qu’il y a un an, sur cette même montagne où avait lieu justement une Coupe du monde. Ou plutôt DEVAIT avoir lieu.

«Les qualifications avaient débuté à 9 h, mais il y avait tellement de brouillard qu’on n’a jamais été capable de terminer. Quelques skieurs seulement, dont moi, ont réussi à faire leur descente. Quand ils ont finalement décidé d’annuler la compétition, il était 16 h, et il restait encore sept ou huit gars qui attendaient en haut», raconte Vincent Marquis.

Les concours des bosses sont prévus les deux premières soirées des Jeux, l’an prochain; celui des femmes le samedi 13, celui des hommes le lendemain. Les couleurs rosées que faisait danser le crépuscule au-dessus de la montagne, mercredi; les 12 000 spectateurs le reprendraient volontiers, dans un an.




Bombardier sort le couperet

05 02 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Bombardier Aéronautique (T.BBD.B) réduit la production d'avions d'affaires, ce qui doit résulter en une réduction totale de la main-d'oeuvre d'environ 1010 travailleurs temporaires et 350 employés permanents, dès ce mois-ci.

Les réductions d'effectifs auront lieu aux installations de Bombardier Aéronautique à Montréal, Wichita, dans l'État américain du Kansas, et Belfast, en Irlande du Nord, sur une période de cinq mois.Les mises à pied d'employés permanents touchent du personnel syndiqué, salarié et de gestion.

Toutefois, Bombardier Aéronautique ajoute par voie de communiqué publié jeudi que le nombre d'employés demeurera à un niveau similaire, alors que le recrutement pour de nouveaux postes permanents, principalement pour ses nouveaux programmes d'avion, contrebalancera en partie la réduction de 1360 postes.

Le recrutement visant plus de 600 nouveaux postes disponibles pour les appareils CSeries et Learjet 85 nouvellement lancés se poursuit et Bombardier est en voie de recruter plus de 230 experts de la finition intérieure pour son Centre de finition des appareils Global, à Montréal.

Le nombre total de postes permanents disponibles est d'environ 830, aux installations de Bombardier à Montréal et Belfast.




Clément Karera -
Nouvelles accusations contre un Wolf-Pack

05 02 2009

( Éric Thibault - Le Journal de Québec ) - Clément Karera, un membre du Wolf-Pack condamné en marge du réseau de prostitution juvénile démantelé lors du projet Scorpion, fait de nouveau face à la justice.

Karera, 27 ans, a dû répondre, mercredi après-midi, au palais de justice de Québec, à des accusations pour avoir tenté, sous la menace d'une fausse arme à feu, de forcer un jeune homme de 20 ans à faire un «tour» dans le coffre arrière d'une auto, en guise de représailles, dans le quartier Limoilou, le 23 janvier.

Mardi soir, vers 22 h, Karera a été arrêté à la suite d'un mauvais coup du sort: il était passager d'une voiture qui fut mêlée à un accident... survenu sous les yeux d'un policier, à l'intersection de la 1ère Avenue et de la 13e Rue. Il a tenté de filer à l'anglaise, selon la police, mais le patrouilleur l'a interpellé et des vérifications ont permis de lui apprendre que Karera était recherché sur mandat depuis la tentative de séquestration.

Clément Karera, qui avait purgé l'équivalent d'une trentaine de mois d'incarcération dans la foulée de Scorpion, restera détenu jusqu'à nouvel ordre.




Rémunération : Suivre l'exemple américain?

05 02 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le président américain, Barack Obama, a dévoilé de nouvelles règles pour la rémunération des dirigeants d'entreprises qui bénéficient de l'aide de l'État. Pendant ce temps, bien des Canadiens s'interrogent devant les salaires de certains dirigeants d'entreprises privées, surtout en cette période de crise.

La question se pose notamment au sujet des grandes banques. Depuis octobre, le gouvernement leur a offert 125 milliards de dollars pour racheter des hypothèques.

Cette aide survient au moment où la rémunération des présidents des banques reste très élevée:

* Richard Waugh - Banque Scotia: 7,5 millions de dollars

* Louis Vachon - Banque Nationale: 4,7 millions de dollars

* Gordon Nixon - Banque Royale: 3,8 millions de dollars

* William Downe - Banque de Montréal: 2,4 millions de dollars

En Chambre, le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a indiqué que trois dirigeants de grandes banques canadiennes ont renoncé à certaines primes. « Sachez que nous n'avons pas investi un cent des contribuables canadiens dans notre système bancaire, contrairement aux États-Unis et au Royaume-Uni », a-t-il ajouté.

Jusqu'à présent, l'aide du gouvernement canadien est une forme d'échanges d'actifs: il prend des hypothèques et donne de l'argent. Avec plus de liquidités, les banques peuvent donc offrir un meilleur accès au crédit.

Cette situation fait dire à Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance, qu'Ottawa ne devrait pas plafonner les salaires des dirigeants: « Aux États-Unis, l'argent qui est investi dans les banques, c'est l'argent des contribuables, c'est l'argent du gouvernement. Au Canada, il n'y a pas d'investissement public dans les banques canadiennes. Ce qu'on verse aux patrons des banques, c'est l'argent des actionnaires. »

Pour sa part, l'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry, qui enseigne à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, croit qu'Ottawa devrait imiter Washington. Selon lui, la réglementation permettrait d'éviter les excès qui scandalisent la population.

Ce débat survient alors que Louis Vachon, de la Banque Nationale, refuse de renoncer à 744 000 $ en primes. Pourtant en 2008, l'action de la Banque Nationale a chuté de 36 % et la croissance du bénéfice par action a chuté de 17,4 %. Des postes ont même été supprimés. L'institution financière explique que Louis Vachon n'avait pas touché de prime l'an dernier et que ses bonis sont mérités parce que le rendement de la banque a été meilleur que la moyenne des autres.

L'Association des banquiers canadiens indique que les banques du Canada demeurent des entreprises privées solides, qu'elles sont gérées par leurs conseils d'administration et leur haute direction. Il appartient aux conseils d'administration, dit l'Association, de déterminer la rémunération des hauts dirigeants.




Education : Le prix de l'ignorance

05 02 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le décrochage des élèves de secondaire coûte 37 milliards de dollars chaque année aux gouvernements. C'est ce que révèle une étude du Centre canadien sur l'apprentissage (CCA), qui chiffre les coûts de cette sous-scolarisation et montre l'importance de s'y attaquer.

L'organisme établit un lien direct entre le décrochage et la santé, les revenus d'emploi, la productivité économique, la criminalité et l'aide sociale.

L'étude fait également état de « coûts non visibles, c'est-à-dire les effets non commerciaux de la scolarisation comme la douleur, la souffrance et la diminution de la qualité de vie ».

Paul Cappon, président-directeur général du CCA, souligne que 43 % des Canadiens qui bénéficient de l'aide sociale n'ont pas terminé leur secondaire.

L'étude constate que le taux de décrochage scolaire au pays est en recul constant depuis 1990. Toutefois, le problème demeure bien réel. En effet, un Canadien sur cinq âgé de 20 ans et plus ne termine pas ses études secondaires, selon Statistique Canada.

Michèle Glémaud, directrice générale du Carrefour de lutte au décrochage, espère que cette étude fera réagir les gouvernements. « L'objectif est de faire en sorte que les jeunes terminent leurs études sans interruption. Parce que toutes les études nous démontrent qu'au moment où le jeune quitte l'école, c'est beaucoup plus difficile de revenir », soutient-elle.

Cependant, encourager les décrocheurs à retourner sur les bancs d'école peut aussi s'avérer payant pour l'État. Paul Cappon estime à 7,7 milliards de dollars par année le montant qu'on pourrait économiser en accroissant de seulement 1 % le nombre de Canadiens qui vont terminer leurs études secondaires.

Le CCA estime que cette étude contient les estimations les plus exactes, à ce jour, qui peuvent être faites sur les coûts du décrochage scolaire.




La NASA reporte la mission Discovery

05 02 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - La mission de la navette spatiale Discovery vers la Station spatiale internationale (ISS) a été reportée d'au moins une semaine afin de procéder à de nouveaux tests sur une vanne de régulation du débit de carburant, a indiqué mardi la NASA.

Le départ de la navette depuis Cap Canaveral (Floride) avait été programmé pour le 12 février mais à l'issue d'une révision «les dirigeants de la Nasa ont décidé de ne pas procéder au lancement avant le 19 février» a indiqué l'agence spatiale.Une des trois valves de régulation du débit de l'hydrogène des moteurs au réservoir extérieur doit être soumise à une analyse et à des tests, a expliqué la Nasa dans un communiqué.




Mairie: Alain Loubier joue le tout pour le tout

05 02 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Certains disent la partie jouée d'avance, mais le chef de l'opposition, Alain Loubier, tentera malgré tout sa chance dans la course à la mairie de Québec en novembre, a appris Le Soleil. L'avocat de formation annoncera mercredi soir aux membres du Renouveau municipal qu'il souhaite affronter Régis Labeaume sous leur bannière.

Questionné hier, Alain Loubier s'est dit toujours en réflexion. «Je vais faire part de mes intentions très bientôt», s'est-il contenté de dire pour l'instant. Mais une source sûre au sein du RMQ confirme que le conseiller de Maizerets briguera le poste de maire.

Avant de confirmer la nouvelle aux médias, le chef de l'opposition préfère toutefois annoncer aux membres de son parti qu'il souhaite les représenter dans la course à la mairie. Et c'est ce qu'il fera mercredi soir, alors que se réunit, au centre Lucien-Borne, le conseil général du parti. Après tout, il reviendra aux 1850 membres que le RMQ dit compter de choisir leur candidat à la mairie pendant un congrès à la direction, le 19 avril prochain.

Pour l'instant, personne d'autre n'a publiquement annoncé vouloir poser sa candidature. Mais le directeur général du parti, Étienne Chabot, souligne que les intéressés ont jusqu'au 5 mars. À noter, seuls les membres depuis le 19 janvier sont éligibles à cette course à la direction.

Désigné chef de l'opposition depuis octobre, Alain Loubier a pas­sé les dernières semaines à rencontrer ses collègues élus afin de s'assurer de leur soutien. Et il ne s'est pas contenté de vérifier ses appuis dans son cercle politique, allant jusqu'à tâter le pouls du milieu des affaires et de la culture, a indiqué la source du Soleil.

Alain Loubier a admis hier faire face à un choix difficile. «Si je me présente, ça veut dire que je joue le tout pour le tout. Si je l'emporte, tout va bien. Si je perds, je suis exclu du conseil municipal.»

Dilemme

Et là réside tout le dilemme que doit soupeser le conseiller de Maizerets avant de confirmer sa candidature, estime un spécialiste de la politique municipale, Serge Belley, professeur à l'École nationale d'administration publique. «Il est relativement jeune. J'imagine que, dans son esprit, il aimerait devenir maire de cette ville un jour. Mais il se dit probablement qu'en se lançant en novembre, ses chances sont minces. Et s'il est battu, ce sera difficile de revenir, même si ce ne sera pas impossible.»

Contrairement aux autres paliers de gouvernement où un candidat défait au poste de premier ministre peut devenir chef de l'opposition, au municipal, ils sont carrément évincés de la scène municipale. «Je n'ai pas souvenir d'une personne qui a fait long feu en étant à l'extérieur du conseil municipal», résume M. Belley.

Formule du colistier

Question d'éviter une sortie aussi brutale aux candidats, certaines villes comme Montréal se sont dotées d'un système de colistier. En cas de défaite du chef, un conseiller élu dans un district accepte de céder son siège à l'hôtel de ville. Mais tel n'est pas le cas à Québec.

Et malgré le risque qu'il court, Alain Loubier refuse d'avoir recours à la formule du colistier.

Celui-ci estime qu'il n'aurait pas la légitimité démocratique d'occuper le siège d'un autre élu.

Le RMQ avait adopté cette mê­me position lors des deux dernières élections. Défait par Andrée P. Boucher en novembre 2005, Clau­de Larose avait pratiquement disparu de la scène municipale. Après le décès de la mairesse, il avait bien tenté un retour, mais sans grand succès à l'élection de décembre 2007. Et sa successeure, Ann Bourget, a subi le même sort face au maire Labeaume voilà un an. Défaite, elle a annoncé son départ de la politique municipale.

Tout le défi d'Alain Loubier con­siste maintenant à se distinguer du maire Labeaume pour apparaître comme une alternative, résume M. Belley. Et la tâche s'annonce difficile. «M. Loubier a certainement quelques bons points pour lui, estime le spécialiste. M. Labeaume a d'ailleurs déjà dit que depuis qu'il était chef de l'opposition, ça avait changé la dynamique. Mais entre ça et le battre, il y a encore une pente importante à remonter.»

À voir Alain Loubier insister sur le côté dépensier du maire, il semble à tout le moins avoir trouvé un point sur lequel se distinguer. Et il lance déjà les hostilités. «M. Labeaume est un centralisateur, il a une propension à la dépense, il improvise régulièrement, il a un petit côté mégalomane. Avoir de l'ambition pour sa ville, c'est adéquat. Sauf quand ça verse dans la mégalomanie.»




Québec: vins volés pour grands événements?

05 02 2009

( Cédric Bélanger - Le Journal de Québec ) - Les cambriolages de caves à vin privées pourraient servir à alimenter la clientèle touristique huppée des grands événements, com­me le défunt Grand Prix de formule 1 ou la Coupe Rogers de tennis.

Voilà du moins l’hypothèse qui circule parmi les grands amateurs de vin de la région de Québec, dont plusieurs ont été victimes de vols dans leurs résidences privées au cours des dernières années, com­me le rapportait le journal, dans son édition de mercredi.

«On a remarqué que les vols se produisent souvent à l’approche d’événements majeurs, entre autres la F1 et la Coupe Rogers. Ces événements attirent des gens fortunés qui ont les moyens de s’offrir des Pétrus valant des milliers de dollars», soumet Réjean Plamondon, propriétaire du restaurant l’Échaudé et qui compte quelques victimes de cambriolages dans son cercle d’amis amateurs du divin nectar.

Du côté de la police de Québec, on ne fait cependant pas de lien de cause à effet entre les larcins et les grands événements touristiques. La police rapporte sept vols depuis 2005. Mais selon des amateurs de Québec interrogés par le journal, on en dénombrerait au moins une dizaine depuis le début des années 2000.




Recouvrement des créances par Bell Canada -
Harcèlement informatisé

05 02 2009

( Cédric Bélanger - Le Journal de Québec ) - Pour obtenir le recouvrement de ses créances, Bell Canada mettait de la pression sur ses clients-débiteurs en multipliant les coups de fil chez leurs proches au moyen d’un «système informatisé d’appels à répétition».

Dans un jugement rendu le 21 janvier et dans lequel elle accorde un dédommagement de 1000 $ à un homme de Longueuil qui a été victime de tels appels à répétition, une juge de la Cour du Québec, division des petites créances, se dit convaincue de l’existence d’un tel système.

« Le Tribunal est convaincu, tranche la juge Chantal Sirois, que Bell Canada a mis au point ce système informatisé d’appels à répétition ou y a consenti, à tout le moins implicitement, pour mettre de la pression sur ses débiteurs, sachant pertinemment que les tierces personnes en sont incommodées, et vont parfois même communiquer avec le débiteur pour lui dire quelque chose dans le genre de “Paie donc ton compte, comme ça je ne recevrai plus d’appels de Bell Canada !” »

Quatre appels, peut-être plus

La Loi sur le recouvrement de certaines créances prévoit «qu’une personne ne peut, dans le but de recouvrer une créance, communiquer avec une connaissance du débiteur, sauf une seule fois, pour obtenir l’adresse ou le numéro de téléphone du débiteur si elle ignore ces renseignements».

Or, en juin 2007, Daniel Crevier a reçu, sur une une période de cinq jours, au moins quatre appels informatisés provenant d’une agence de recouvrement mandatée par Bell Canada, selon le registre des appels déposés en cour par Bell. Mais selon la juge, «il est même probable que ce soit davantage» puisque le registre ne fait pas état d’appels matinaux dont M. Crevier «se souvient fort bien».

Après plusieurs écoutes (la voix sur le message était presque incompréhensible), le demandeur et sa femme ont finalement pu saisir le numéro de téléphone où ils devaient rappeler et l’ont signalé. Ils ont alors appris que les appels concernaient le solde impayé d’une dame qu’ils ne connaissaient ni d’Ève ni d’Adam et pour laquelle ils n’avaient conséquemment jamais agi comme caution.

«Ce qui m’a décidé à les poursuivre, c’est la façon dont j’ai été traité quand j’ai rappelé. On m’a répondu de façon grossière et rude», a confié Daniel Crevier, lors d’un entretien avec le Journal, mercredi.

Bell plaide l’incertitude

En cour, Bell a expliqué ces nombreux appels «par le fait que son agence n’était pas certaine d’avoir laissé le message au bon endroit ou à la bonne personne».

Pourtant, a noté le juge, il était facile de constater en consultant le registre que le même numéro de téléphone «a été signalé à répétition dans un laps de temps très court». L’agence n’avait qu’à comparer les numéros, dit la juge Sirois, pour qui ce mode de fonctionnement «enfreint clairement» la Loi sur le recouvrement.

Pas de commentaires

Un porte-parole de Bell Canada, Jacques Bouchard, a indiqué que la compagnie ne commenterait pas le jugement puisque ses avocats venaient d’en avoir copie et «que nous n’en connaissons pas encore tous les tenants et aboutissants».

Pour sa part, Daniel Crevier a dit souhaiter «que cette pratique cesse». Il attend maintenant son chèque de Bell Canada, qu’il n’avait pas reçu lorsque le journal lui a parlé, mercredi.

Extraits du jugement

√ «Une entreprise comme Bell Canada a l’obligation légale de s’assurer que son système de recouvrement respecte les dispositions impératives de la Loi...»

√ «Il ne fait pas de doute que le fait pour un justiciable de recevoir des appels informatisés à répétition d’une compagnie auprès de laquelle il n’est ni débiteur ni caution constitue une atteinte au respect de la vie privée.»

√ «Dans les circonstances, la compensation de 1000 $ demandée n’est vraiment pas excessive pour assurer une certaine fonction préventive et dissuasive pour l’avenir à l’égard de pareils procédés...»




Scientologie: «Ce n'est pas une Eglise» - Mgr Ouellet

05 02 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Thetford Mines) - Le cardinal Marc Ouellet s'est interrogé hier sur les critères du gouvernement du Québec pour reconnaître les corporations religieuses au lendemain de l'annonce de la construction par l'Église de scientologie d'un lieu de culte au coût de 4 millions $ dans le quartier Saint-Roch.

«Je sais qu'en Europe, notamment en Allemagne, en Belgique et en France, il y a des endroits où on refuse d'accorder à l'Église de scientologie le statut de religion», fait remarquer d'entrée de jeu Mgr Ouellet, avouant qu'il allait s'intéresser à ce dossier qui fait jaser dans les médias depuis quelques jours.

Ici, l'Église de scientologie profite depuis décembre 1993 du statut de corporation religieuse auprès de l'inspecteur général des institutions financières du Québec, une situation que le primat de l'Église catholique au Canada a de la difficulté à comprendre. «Je ne sais pas en vertu de quel principe ce statut leur a été accordé. Mais malheureusement, au Québec, tout est permis! On dirait qu'ici, n'importe qui peut s'inventer une Église!», déplore-t-il au sujet du mouvement lancé en 1952 par l'auteur de récits de science-fiction L. Ron Hubbard.

Liberté

L'archevêque de Québec insiste sur le fait qu'il est favorable à la liberté de religion. «Par exemple, la communauté musulmane de Québec va ériger une nouvelle mosquée. Je n'ai aucun problè­me avec ça! La religion musulmane est l'une des grandes religions reconnues. Qu'ils aient un lieu de culte à Québec, je suis tout à fait d'accord!»

Par contre, le cardinal Ouellet ne place pas la scientologie sur un pied d'égalité avec l'islam ou la religion catholique. «La scientologie, c'est autre chose. Pour moi, cette communauté n'est pas une Église», indique-t-il.

Il estime également qu'il man­que au Québec une certaine réflexion en ce qui concerne les critères de reconnaissance des religions. «L'État n'a pas de critères pour reconnaître les religions, ça fait partie de nos déficiences», poursuit-il.

«Et pourtant, pendant qu'on enlève des libertés à l'Église catholique, on ouvre en même temps toutes sortes de soupirails!» ajoute-t-il, invitant les gouvernements à s'informer davantage sur l'Église de scientologie.

«Nos gouvernements devraient s'enquérir de ce que certains pays d'Europe ont fait par rapport à ce groupe-là et sur les problèmes qu'il peut soulever plutôt que de lancer à l'aveuglette le statut de corporation religieuse à un tel organisme», conclut-il.

«Org idéale»

L'Église de scientologie compterait environ 350 fidèles à Québec et la construction de l'église de nouvelle génération, appelée «Org Idéale», devrait commencer sous peu pour être complétée d'ici quatre à six mois dans un bâtiment de la rue Saint-Joseph acheté pour près de 2 millions $ en 2006.




Lévis: une blessée grave dans une collision avec un camion de déneigement

05 02 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Les équipements de déneigement n'ont visiblement pas la cote par les temps qui courent au Québec. Après les deux accidents mortels survenus mardi à Montréal, voilà qu'un camion de déneigement de la compagnie Transport Hugo - un sous-traitant de la Ville de Lévis - a été impliqué dans un accident de la circulation, hier matin, à Lévis, dans lequel une femme de 32 ans a subi de nombreuses fractures.

Selon Alain Gelly, de la police de Lévis, l'accident s'est produit aux alentours de 11h15, à l'intersection de la rue Mgr-Bourget et de la rue Champagnat.

Le camion semi-remorque conduit par un homme de 27 ans se dirigeait en direction nord sur Mgr-Bourget quand son chauffeur a entrepris un virage à gauche sur Champagnat. Un véhicule qui venait en sens inverse sur Mgr-Bourget s'est alors fait couper le passage par le camion, et sa conductrice de 32 ans a été blessée très gravement dans l'accident. «Son état est jugé très sérieux», a précisé M. Gelly.

Les services d'urgence ont sorti la femme originaire de Lévis de sa fâcheuse position et elle a ensuite été transportée à l'Hôtel-Dieu de Lévis.

Une contravention de 300 $

À la suite de l'accident, un témoin de la scène a rencontré les policiers de Lévis pour leur dire qu'il avait vu le camionneur ne pas respecter un arrêt obligatoire quelques instants avant l'accident. Le camion semi-remorque avait comme tâche de ramasser la neige soufflée dans sa boîte basculante.

«L'automobiliste suivait le camion pour dire à son chauffeur qu'il devait respecter les arrêts obligatoires», précise M. Gelly.

Avec tous ces éléments en main, les policiers de Lévis ont remis une contravention de 300 $ au chauffeur du camion impliqué dans l'accident pour action imprudente. Cette contravention devrait lui coûter quatre points sur son permis de conduire.

«Un contrôleur routier a vérifié les heures de travail du chauffeur et il semble qu'il était en règle, qu'il n'avait pas dépassé le nombre d'heures qu'il pouvait travailler cette journée-là», indique M. Gelly.

Celui-ci ajoute que des accusations criminelles pourraient être déposées contre le chauffeur, notamment si la femme devait mourir des suites de cet accident.

À la Ville de Lévis, on refuse de dire si des mesures seront prises contre Transport Hugo, «car l'événement vient tout juste de se produire».

Joint au cellulaire, le propriétaire de la compagnie de transport, Denis Pelletier, a raccroché au nez du journaliste. «Je veux rien savoir de toi», a-t-il crié, avant de rompre la communication.




Environ 325 000 canadiens perdront leur emploi, croit la TD

05 02 2009

( La Presse Canadienne - Ottawa ) - Environ 325 000 personnes perdront leur emploi cette année au Canada, ont indiqué mercredi les économistes de la Banque Toronto Dominion.

Selon eux, le taux de chômage national passera de 6,6 à 8,8 pour cent d'ici la fin de l'année.

Le rapport de la Banque TD précise que tous les secteurs d'activité subiront des réductions d'effectifs, particulièrement au sein de l'industrie manufacturière.

Le secteur des services ne devrait pas être épargné car les Canadiens réduiront leur consommation.

Dans un autre rapport publié mercredi, le Conference Board du Canada a estimé que la récession économique mondiale serait sévère et longue.




Entretien du pont de Québec: rapport gênant pour le CN

05 02 2009

( Simon Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Une inspection commandée par le fédéral révèle que le Canadien National (CN) n'a pas effectué tous les travaux que ses propres ingénieurs ont suggérés sur le pont de Québec.

Dans une requête amendée déposée mardi en Cour supérieure, à Montréal, Ottawa ajoute à son argumentaire les résultats d'un rapport d'inspection réalisé par la firme Delcan inc. L'étude a été effectuée sur la structure du pont cantilever l'automne dernier.

Il ressort de la requête que le CN n'a pas répondu aux exigences qu'il s'était lui-même fixées. Peu avant que la structure lui soit cédée pour 1 $, en 1995, le transporteur a engagé une firme pour procéder à une inspection approfondie du pont.

Le bureau de l'ingénieur-chef du CN a aussi produit un rapport. Plusieurs travaux à effectuer «au cours des cinq prochaines années» y sont inscrits pour «assurer l'intégrité et prévenir de probables dommages permanents à la structure».

«L'entretien préventif est la clé à la préservation de cette structure historique», indique le rapport de l'ingénieur-chef du CN.

L'inspection réalisée cet automne pour le compte d'Ottawa constate que «plusieurs travaux dont l'exécution était recommandée (au CN) par son bureau d'ingénieur-chef et ses experts-conseils (...) n'ont pas été exécutés ou ont été exécutés en partie seulement.»

Programme d'entretien

Après l'acquisition du pont, le transporteur ferroviaire s'est également doté d'un programme d'entretien de 60 millions $ qui, en 10 ans, devait «redonner au pont de Québec toutes ses lettres de noblesse».

Là encore, l'inspection de la firme engagée par le gouvernement fédéral constate que «plusieurs travaux énoncés au programme d'entretien n'ont pas été exécutés ou ont été exécutés en partie seulement».

Il n'a pas été possible d'obtenir copie du rapport de la firme Delcan, puisqu'il ne sera déposé à la Cour que dans quelques mois, indique Francine Robichaud, porte-parole pour le ministère de la Justice du Canada.

Elle ne donne aucun commentaire sur l'affaire, et renvoie à la requête elle-même pour trouver les renseignements sur la cause.

La porte-parole du CN n'a pas donné suite aux appels du Soleil, hier.

Ottawa a voulu refaire une inspection afin de «reconstituer la façon dont les travaux, financés par l'entente de financement, ont été exécutés à ce jour» par le transporteur ferroviaire.

40 % des travaux effectués

Lorsque les travaux sur le pont de Québec ont été interrompus, en 2005, à peine 40 % des travaux de réfection prévus avait été complétés. Le CN refuse de les terminer et plaide qu'il a investi dans l'aventure les 36 millions $ auxquels il s'est engagé en 1996. Compléter les travaux coûterait au moins 70 millions $ supplémentaires. Des exigences environnementales plus sévères, notamment sur la récupération des débris de peinture, ont fait exploser les coûts.

Excédé par le refus du transporteur d'injecter plus d'argent, Ottawa a décidé d'emprunter la voie des tribunaux. Il demande que le CN soit condamné à terminer le travail, ou à tout le moins rembourse au gouvernement fédéral les 4,2 millions $ qu'il a investis dans la réfection.

Construit au point le plus étroit du fleuve entre Québec et Montréal, le pont cantilever a 987 mètres de long.




Montréal -
Des coquerelles envahissent le CHUM

05 02 2009

( Ariane Lacoursière - La Presse ) - Des blattes ont envahi une partie du pavillon Hôtel-Dieu du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) cette semaine, si bien qu'il a fallu fermer deux salles du service de médecine nucléaire. Une cinquantaine de patients ont vu leur rendez-vous reporté.

Les blattes, communément appelées coquerelles, ont fait leur apparition le week-end dernier.

«Nous avons procédé à d'importants travaux de rénovation à l'Hôtel-Dieu dans la section où se trouve le service de médecine nucléaire. Je rappelle que ce bâtiment a au moins 160 ans», explique la porte-parole du CHUM, Lucie Dufresne.

Les employés du CHUM ont percé le plancher et ont creusé pour avoir accès à la canalisation qui se trouvait quatre pieds sous terre. Les tuyaux ont été réparés et le trou a été colmaté. «Mais à la suite des réparations, des blattes sont sorties», explique Mme Dufresne.

Les deux salles touchées par les travaux ont été fermées. «Un exterminateur est venu faire son travail. Il vient tous les jours depuis la fin de semaine dernière», affirme Mme Dufresne.

Le service de médecine nucléaire a continué d'accueillir les patients, mais l'appareil TEP (tomographie d'émission par positrons), qui sert aux diagnostics de cancer, ne peut pas être utilisé pour l'instant.

Selon Mme Dufresne, les deux salles devraient rouvrir d'ici à dimanche. Pour rattraper le retard dans les rendez-vous, des patients seront traités dès dimanche, même si le TEP n'est habituellement pas en usage le week-end.

Le CHUM estime avoir géré l'incident convenablement.

«Il est important de savoir que l'incident est simplement lié aux travaux, que le problème est très localisé et pas du tout répandu dans le reste de l'hôpital», martèle Mme Dufresne.

La blatte américaine est l'un des plus gros cafards domestiques d'Amérique du Nord. Elle peut atteindre 3 cm de longueur. «On trouve ces blattes surtout dans des endroits humides et souvent dans les égouts. Le risque est là car elles deviennent des vecteurs pathogènes», explique l'exterminateur Christian Korb de ABC Gestion parasitaire.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

05 02 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 5h00 HNE jeudi 5 février 2009

Condition:

Généralement dégagé

Température:

-17,7°C

Pression / Tendance:

102,1 kPa / à la hausse

Visibilité:

24 km

Humidité:

51%

Refr. éolien:

-27

Point de rosée:

-25,3°C

Vent:

NNO 17 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le jeudi 5 février 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents jusqu'à 15 km/h. Maximum moins 11. Refroidissement éolien de moins 32 ce matin.

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Minimum moins 19.

Vendredi:

Alternance de soleil et de nuages. Maximum moins 12.

Samedi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 14. Maximum moins 1.

Dimanche:

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Venteux. Minimum moins 1. Maximum plus 1.

Lundi:

Ensoleillé. Minimum moins 15. Maximum moins 7.

Données historiques

Hier

Max:

* -9,6°C

Min:

* -17,4°C

Précip.:

* 0,0 mm

Normales

Max:

* -7°C

Min:

* -15°C

Aujourd'hui

Lever du soleil:

* 7:04

Coucher du soleil:

* 16:54




Odinateurs : attention au trou de mémoire

05 02 2009

( LA DEPECHE.fr ) - Dans quel état seront vos textes, photos et vidéos soigneusement stockées dans votre ordinateur dans cinquante ans, voire plus ? La question taraude depuis quelque temps le petit monde des professionnels de l'informatique sollicités de toutes parts par les secteurs de l'économie, de la finance, des bibliothèques et, plus largement, par les particuliers.

La preuve est déjà faite qu'un texte en format Word, par exemple, enregistré et ouvert plus de 400 fois perd de sa substance au fur et à mesure de son utilisation. Des lettres disparaissent, la ponctuation s'efface, des mots entiers ne sont plus lisibles. Ces expériences, menées par des chercheurs en informatique, tendent à prouver que les données informatiques ne sont pas immortelles.

La nasa a perdu les images du voyage sur la Lune

Alors qu'on a su préserver la pensée d'Aristote, grâce au travail de transmission des copistes (plus ou moins fidèles aux écrits d'origine il y a plus de 2 000 ans), les informaticiens s'arrachent les cheveux et sont dans l'impasse lorsqu'il s'agit d'assurer la pérennité des contenus de plus en plus nombreux. Du coup, ce sont des pans entiers de l'histoire qui sont menacés.

La Nasa, entre autres, a égaré les images tournées lors de la mission Appolo 11 et des premiers pas sur la lune, le 21 juillet 1969. Elles étaient conservées sur des bandes magnétiques dont le contenu est irrécupérable.

Pour autant, les recherches vont bon train dans ce domaine de l'archivage. Les chercheurs de Microsoft explorent « l'informatique immortelle » dont le but est de trouver des moyens d'enregistrer nos données pour qu'elles survivent sur plusieurs générations. « On a beaucoup travaillé sur cette problématique de la préservation des contenus, notamment avec la bibliothèque de France, confie Philippe Joly, chercheur à l'IRIT (Institut de recherche en informatique de Toulouse). Les supports se multiplient sans arrêt. Tout ne peut être catalogué manuellement ».

« Peut-être devrions-nous commencer à penser comme une civilisation qui s'éteint et créer nos pierres de Rosette », explique Éric Horvitz, l'un des chercheurs du projet Microsoft.

Pour parer la multiplicité des supports - que reste-t-il de la bonne vieille disquette et, demain, du CD ou disque dur - Microsoft imagine d'éviter les dispositifs de stockage qui nécessitent des éléments internes amovibles cassables. L'information stockée pourrait être récupérée via une interface indépendante de l'objet, ce qui lui permettrait d'évoluer avec la technologie.